(8/10)

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Synopsis: Lockhart, jeune cadre ambitieux, est lancé sur la trace de son patron disparu dans un mystérieux centre de bien-être en Suisse.Pris au piège de l’Institut et de son énigmatique corps médical, il découvre peu à peu la sinistre nature des soins proposés aux patients. Alors qu’on lui diagnostique le même mal qui habite l’ensemble des pensionnaires, Lockhart n’a plus d’autres choix que de se soumettre à l’étrange traitement délivré par le centre…la Cure.

Parler du dernier film de Gore Verbinski serait de prendre le risque inévitable d’en « spoiler » son histoire. En ce qui me concerne l’approche du film se fait avant tout par sa photographie et sa manière ingénieuse de filmer chaque plan. En effet, le réalisateur connu pour ses films toujours «strange trend » tel que La vie rêvée de Walter Mitty ou Lone rangers-naissance d’un héros, remet le couvert avec une histoire fantastiquement angoissante. D’entrée de jeu les paradoxes sont lancés, immergeant dans la quiétude d’une ville New-Yorkaise endormie, le film va suivre une bouillonnante métamorphose, passant de l’ébullition d’un bureau situé ( comme une insistance de la métaphore de supériorité) en haut d’une tour ou un ambitieux Dane Dehaan ( précédemment dans Life où il laissait déjà transparaitre un énorme potentiel, dans ce film retraçant une partie de la vie de James Dean), va se voir mener une simple recherche qui le mènera dans une entrelacement comploteur. 

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Copyright Twentieth Century Fox France

Le film va piocher dans les films d’antan, ce genre de films où tout paraissait décors, situant le lieu comme centre huis-clos des évènements à suivre (ici une cure thermale en Suisse). Cet établissement sur son plan de la « découverte », n’est pas sans rappeler Dracula de Coppola notamment la scène du voyage en train avec des vues et séquences extraordinaires, l’arrivée au château avec son petit village en contre-bas peut lui aussi avoir des relents de Frankenstein, quant au château en lui-même, il nous ramène à l’esprit de domination sur le reste du monde du haut de son promontoire. 

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Comme je le soulignais plus haut, tout est dans le visuel, prenons par exemple la succession de plans-rapprochés dans chaque scène, qui vont faire un « focus » de divers éléments plus ou moins anodins, les contre-plongées aussi mettant l’accent sur des objets ou personnages, c’est une manière du réalisateur de nous dire à chaque instant « attention regarde bien là ou ceci, c’est important », il nous impose d’être à l’affut de tout. L’institut est le maitre à danser du film, formidable labyrinthe de pièces et de salles autant chaotiques que stressantes, aseptisées et pourtant lugubres, la juxtaposition temporelle vient encore là, tout chambouler. On se retrouve à l’intérieur des murs comme prit au piège d’un espace-temps, dans un environnement médical qui semble s’être arrêté entre la fin du 19ème et le début 20ème siècle. 

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Cependant tout ce méandre de couloirs, de personnages glauques vivants heureux et en symbiose dans un univers qui semble « carcéral », va aider à tisser lentement mais surement une atmosphère pesante à A cure for life. Un mélange savant de suspicion, d’intrigues et de recherches dans des endroits énigmatiques et sibyllins. A cure for life est hermétiquement oppressant, naviguant entre délires, réalité, imaginaire ou schizophrénie et doté d’une intrigue originale dans son fondement définitif, la diégèse du film est respectée jusqu’au bout et mènera à un final digne du genre. 

A Cure For Life - Nouvelle bande annonce [Officielle] VOST HD

CHRISTIAN.

 

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