(7.5/10)

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Synopsis: Alors que 5000 passagers endormis pour longtemps voyagent dans l’espace vers une nouvelle planète, deux d’entre eux sont accidentellement tirés de leur sommeil artificiel 90 ans trop tôt. Jim et Aurora doivent désormais accepter l’idée de passer le reste de leur existence à bord du vaisseau spatial. Alors qu’ils éprouvent peu à peu une indéniable attirance, ils découvrent que le vaisseau court un grave danger. La vie des milliers de passagers endormis est entre leurs mains…

Les songes de l’espace.

La donne est simple : un homme en voyage intergalactique se réveille trop tôt. Seul au milieu des autres passagers endormis, sa dormeuse étant, chose presque impossible normalement, défaillante.  Au fil des mois dans sa prison luxueuse, il a abusé de tous les plaisirs matériels du vaisseau. Dès lors on rentre dans une période de résignation du personnage, le temps filant à la vitesse de la lumière, non sans rappeler Tom Hanks dans Seul au monde. L’évènement du film intervient alors, le réveil d’Aurora camouflée par le personnage principal. Jennifer Lawrence, apparaît, la plastique sublime et le regard dévastateur… Une question nous poursuit : est-ce que le réalisateur d’Imitation Game ne s’offrirait-il pas un petit caprice d’enfant ? Le mec solide (Chris Pratt), Jim, Américain de base, maniant la clef à molette, n’ayant rien à apprendre niveau bricolage, se retrouve réveillé dans un vaisseau spatial magistral, seul, 90 piges trop tôt…L’espoir de se rendormir est sans surprise impossible, alors ce bon vieux Chris va prendre du bon temps, on perçoit alors pas mal de subtilités et d’audace du réalisateur :un bar old school dans un univers futuriste, Michael Sheen barman robotisé élégamment, pour vous servir, discussion de comptoir comprise, collection de whisky prestigieuse…

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Copyright Sony Pictures Releasing France

Un terrain de basket, futuriste très réussi, un jeu virtuel de danse entraînant, salle de sport, salle de restau ultra chic, salle de contemplation de l’univers, différentes suites luxueuses… Une piscine mirifique, ou l’extraordinaire envie de réaliser la culbute dans l’espace. Elle est également l’objet d’une des scènes les plus réussi du film : Aurora faisant des longueurs, subit la perte de gravité du vaisseau ; bluffant…même son maillot est sublime. Toute la technologie issue de l’imagination futuriste y est, robot aspirateur, robot conseilleur, automate diagnostiqueur de maladie, médecine virtuelle… la poste du vaisseau est subtile et donne lieu à un moment cocasse… Jim vit comme un prince de nuit, un peu à l’image de cendrillon, les paillettes la nuit (même si l’ombre de l’espace est omniprésente) et la réalité sociale le jour. Retour assez réaliste à la routine quotidienne, avec chacun leurs occupations relatées à l’apéro.  On peut reprocher au film son manque d’initiative et de surprise, mais je ne pense pas que l’idée soit de faire un reboot mental de 2001 l’odyssée de l’espace

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Non loin de là l’idée, pour moi le film est abouti visuellement, permettant ainsi de poser un peu le cerveau et de se laisser bercer par le panache graphique. De plus, les acteurs, charismatiques, ont le mérite d’être réels et d’exister à l’écran. Alors voilà, réside-t-il une question métaphasique à tout cela ? L’être humain aussi entouré de plaisirs matériel peut-il survivre éternellement s’il est seul ? Doit-on accepter de mourir par amour ? La haine est-elle plus forte que l’attachement à un être ? Peut-on tout pardonner par amour ? Mais surtout peut-on vivre sans son alter ego ? Le film se veut sombre, mais ne l’est pas. Il ne s’agit aucunement d’un survival haletant, le sauvetage du vaisseau par les héros y est téléphoné d’entrée de jeu. Il y a bien sûr la référence du voyage linéaire comme Sunshine de Danny Boyle, notamment sur les scènes de végétations luxuriantes. 

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La référence à Armageddon est quant à elle flagrante. En effet, de nouveau, le héros n’hésite pas à appréhender le danger, il y a les mêmes dilemmes, les mêmes réflexions faciles sur la mort. Je pense que le film est très novateur de plan d’univers la première heure, et qu’il se perd lorsqu’il veut virer au film catastrophe. Il faut accepter que la non-surprise soit le maître mot de Passengers, la faiblesse scénaristique est estompée par la fascination et l’envie d’être réveillé avec les protagonistes ! Les plans de MORTEN TYLDUM de l’espace, et la beauté endormie du bâtiment en soi sont déjà une performance qui vaut détour, et coup d’œil. Passengers est un voyage calme, poli, doux et assez linéaire, d’un point A au point B, qui nous permet de nous envoler de la terre sans pour autant sans détacher.

PASSENGERS - Official Trailer (HD)

DONNY'S

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