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Le Giallo, ou la couleur jaune (rappelant la couverture des romans policier), nom donné par l’Italie des années 70’s à un type de cinéma particulier. Inspiré en grande partie par le «Psychose» d’Alfred Hitchcock, un nouveau genre cinématographique va bouleverser et révolutionner le 7ème art et cela pendant bien. Le Giallo sera en quelque sorte la genèse de sérials movies comme Scream, Halloween, Vendredi 13, Freddy, Massacre à la tronçonneuse pour ne citer qu’eux.

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Comme dis précédemment, cette mode typiquement italienne, va mixer tout un tas de sujets qui deviendront récurrents au style proposé. Mélangeant policier au film d’épouvante (le slasher en particulier), thriller à l'érotisme (rappelons tout de même l’apogée des films pornographiques de cette époque). Un amalgame d’ingrédients très inventifs dans le but de ratisser un public aux goûts éclectique. Une période faste pour  l’exploitation cinématographique Italienne.

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A la fin de l’hégémonie des films « spaghettis » une autre révolution s’est mise en marche. Le Giallo va suivre des codes bien précis dans sa conception (Un mode opératoire en activité de nos jours). Un tueur en série, bien souvent représenté comme pervers et démoniaque, prend pour proies exclusivement des filles bien sexy (subjectives à souhait entre la frontière érotico-porno). Films souvent affublés d’une interdiction -16ans  tant la nudité est élément essentiel à la trame et l’atmosphère du film.

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Une autre nouveauté fait aussi son apparition, celle de filmer du point de vue du meurtrier, ce qui donne l’impression supplémentaire au spectateur de participer au crime et non d’y assister. Dans une ambiance aussi sanglante que violente on n’aperçoit jamais que les mains du criminel, une excitation ampliative à la soif de sang du public. Le faciès de l’assassin n’est dévoilé qu’au final. Cette alliance de sang, de débauches, de crimes, n’est pas sans rappeler « l’enfer de Dante ».

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Deux cinéastes vont porter au panthéon le Giallo, Mario Bava et Dario Argento. Le premier avec L’île de l’épouvante, La baie sanglante et Une hache pour la lune de miel, le second avec L’oiseau au plumage de cristal, Quatre mouches de velours gris, Les frissons de l’angoisse, Suspiria, Ténèbres ou Inferno. Une liste trop longue à citer. Deux maîtres à re(découvrir) impérativement même si l’érosion du temps a fait son travail. Pas toujours génial du côté scénario et du jeu d’acteur (plus sélectionné sur leur physique que talent), le Giallo a le mérite d’être une entité à part entière.Novateur d’un futur éternellement en vogue.

Giallo Death Compilation

CHRISTIAN.

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