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Synopsis : Pour retrouver un auteur de best-sellers d'épouvante brusquement disparu, John Trent, détéctive, va pénétrer dans l'univers romanesque et épouvantable de l'écrivain.

L'antre de la folie (In the mouth of madness) est un film hybride, produit à une époque charnière du cinéma hollywoodien sans déroger aux mythiques thèmes que le réalisateur affectionne tant, dans une ambiance sombre néoclassique perfectible. Le film plonge dans un univers particulier explorant les fonds psychiques de son personnage principal John Trent (interprété par Sam Neil) qui se retrouve en tout début de film interné en hôpital psychiatrique.In the mouth of madness est le titre d'un livre détrônant toute concurrence dans lequel est créé un monde particulier où vivent monstres et abominations diverses. 

 

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Au fur et à mesure des lectures, John Trent agonise et sombre dans une folie quelque peu ambiguë entre cauchemar éveillé et réalité.  Carpenter dans ce film explore de nombreux sujets comme la mutation, la création et de ce fait la naissance mais également l'effet de masse à travers la prolifération du virus éditorial de Sutter Cane, l'écrivain. Dans cet amas d'idées ingénieuses se profile un chaos fantastique qui n'aboutit pas toujours. Néanmoins, Carpenter a astucieusement introduit une base fantastique au récit avec une contamination croissante de monstres et autres créatures qui annoncent le passage dans un autre monde. « More people believe in my books than believe in bible »... 

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L'écrivain ici apparaît tel un dieu qui, grâce à ses livres éliminera toute vie sur terre. Ce côté biblique poussé à l'extrême trouve ses limites dans le scénario qui n'extrapole pas assez les aspérités fantastiques pour les assimiler au reste de l'action. Pourtant, nombreux sont les signes avant-coureurs permettant au spectateur de prédire l'action, d'anticiper un rebondissement. Mais dans ce film, Carpenter pousse la folie à l'extrême dans une boucle qui finalement se terminera par le plan sur l'hôpital (identique au premier plan du film mais inversé) alors que le monde aura bien changé. La limite de cette oeuvre se trouverait dans cette boucle (à l'image de la scène de nuit aux allures Lynchéen, où John Trent tourne en rond) qui à l'échelle du film laisse un arrière-goût de cauchemar surréaliste et littéralement schizophrénique. Loin d'être raté, L'antre de la folie n'a finalement pas vieilli en vingt ans, laissant également derrière lui une image artisanale d'un cinéma en construction.

In The Mouth Of Madness (L'Antre de La Folie) - Fan-trailer

MATTHIEU EB.

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