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Synopsis:Visiter ses ex quand votre couple bat de l'aile? Elle l'a fait. Après avoir enchaîné des relations amoureuses mouvementées et passionnelles, la cinéaste Tatjana Božić décide, caméra au poing, de prendre la route pour retrouver ses anciens amants et comprendre ce qui n'a pas fonctionné. Un road-movie amoureux, décalé et sans concessions à travers l'Europe.

Prendre sa caméra, ses films en super 8, une grande bouffée d'autodérision et aller voir ses ex uns à uns pour comprendre ce qui cloche chez elle. C'est ce que Tatjana Božić a fait dans son documentaire intitulé non sans ironie « Happily ever after ».L'entreprise est sans nul doute originale et pour le moins gonflée : qu'avons-nous à faire des loufoques histoires d'amour ratées d'une cinéaste quelque peu excentrique ? Et bien pas mal de choses à vrai dire. Tatjana  Božić nous séduit d'abord par son humour et son talent pour romancer délicieusement - et ce qui semblerait parfois innocemment – sa vie. Elle se livre à nous sans pudeur et nous n'avons qu'une envie : la suivre dans sa quête. À travers ses retrouvailles avec ses multiples ex, en passant par les images d'archives de sa vie étudiante mais aussi de son enfance, un autoportrait contradictoire et touchant de l'artiste nous apparaît. Comme ce qui nous est dit de ces histoires d'amour, c'est aussi un portrait qui nous est ça et là familier. Et c'est là toute la beauté du film. Tatjana  Božić parle des autres à travers ses propres histoires. Si elle ne les fait jamais parler, la réalisatrice se présente aussi comme le porte-parole de toutes ces femmes dont elle filme le regard ouvert et affirmé dans la rue. Les tribulations de Tatjana sont ainsi entrecoupées de portraits d'inconnues, instant de calme et d'universalisation de son propos.

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On s'égare par moments du sujet pour se perdre dans des détails, et oublie la grande question du film mais ce micmac parfois maladroit dans son élan n'en est pas moins terriblement touchant. Le procédé d'écriture du film est alors probablement le plus intéressant : Tatjana  Božić a entrepris la réalisation de ce projet alors même que son couple du moment battait de l’aile. L'écriture se fait avec elle, au cours des rencontres avec ses ex. Le titre Happily ever after vient alors sonner de toute son ironie : l'happily n'est là que par instants, l'after est des plus incertains et surtout, surtout, l'ever n'est qu'un mythe puisque rien ne semble pouvoir durer. La dérision en étendard, le film n'en est pas pour autant pessimiste et déprimant. Bien au contraire, on rit, on se reconnaît un peu, beaucoup peut-être, et on a envie avec elle de se jeter à l'eau.

Happily Ever After Trailer

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LAETITIA G.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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