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Synopsis : Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

Les huit salopards est l’un des films les plus attendus à l’instar de Star Wars ou un 007. D’habitude un Tarantino est pour moi un cadeau venu du ciel mais là c’est la première fois que je sors d’une projection avec un avis assez mitigé. J’ai l’impression que Quentin Tarantino se venge des personnes qui lui ont piraté son scénario il y a un an. Un peu de pression de la part des fans plus tard le metteur en scène se lance finalement dans la réalisation de son nouveau film. Q.T a su susciter l’envie ; un tournage en Ultra Panavision 70 mm (procédé qui n’avait plus été utilisé depuis 1966), un huis clos western dans la neige, un casting 10 étoiles et un grand Ennio Morricone à la musique. De nombreux afionicados on craint l’idée de voir un huis clos de 2 heures 45. Tarantino est un scénariste de talent et certaines de ses  répliques sont devenues célèbres. (L’histoire du Big Mac dans Pulp Fiction en 1994, le « J’aime ta façon de mourir » dans Django Unchained 2012, le « Au revoir Shosanna » dans Inglorious Basterds 2009,  « Bouge le gros orteil » dans Kill Bill Volume 1 en 2003…).

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Beaucoup de ses films reposent essentiellement sur des  dialogues châtiés qui apportent à l’histoire. Le film ne déroge pas à la coutume mais  comporte de nombreux points positifs et négatifs. Pour un passionné du cinéma « Tarantino », la déception de ne pas retrouver son grand talent est là. Le scénario, disponible sur le net et abandonné, amenait  les personnages et l’histoire vers plus de  compréhension, construisant le film avec précision et détails.

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Le film rend hommage à énormément et ce n’est pas en déplaire aux cinéphiles. Mais trop de références tuent peut être, (le titre évoquant les « Sept Samouraïs » de Kurosawa, « La Chevauchée des bannis » de André De Toth pour l’idée du huis clos avec de la neige). Les  personnages et le spectateur prennent le temps de se connaitre.Le protagoniste principal, incarné par Samuel L Jackson, est le fil conducteur de l’histoire. Un personnage plutôt sympathique dans cette flopée de salopards. On se laisse prendre au jeu de savoir trouver les vrais roublards et c’est assez excitant et dérangeant. Se faire surprendre devient un plaisir violent. Quentin Tarantino dévoile les éléments suspects gouttes à gouttes et nous les impose de manière opportune. L’utilisation du  format du 70 mm permet d’avoir une  profondeur de champ magnifique.

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Enormément de références stimulent le spectateur notamment  la  scène d’introduction sur une musique  épique d’Ennio Morricone. Le cinéaste adopte une construction littéraire scindant le film en chapitres. Le gros plan d’ouverture sur Jésus en croix est, (clin d’œil sans doute à l’enfer qui se profile), le  dernier havre de paix avant l’auberge. La mise en scène n’est pas toujours juste malgré de très jolies pirouettes scénaristiques. Le but étant de faire briller un casting d’exception,offrant ainsi  des tirades d’anthologies à tous .L’utilisation de la violence ne sera pas épargnée. Le film est un « massacre jouissif »  avec une mise en scène bien précise et un imprévisible scénario. Une fameuse lettre de Lincoln fera l’objet d’un règlement de comptes entre noirs et blancs. Quentin Tarantino « nouvelle vague » cinématographique issu de la tête de son maître absolu, Jean-Luc Godard.

Les 8 Salopards Bande Annonce Officielle VF HD 2016

OPUS.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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