214529

Synopsis: Après une dizaine d’années de non-productivité, Orel et Gringe, la trentaine, galèrent à écrire leur premier album de rap. Leurs textes, truffés de blagues de mauvais goût et de références alambiquées, évoquent leur quotidien dans une ville moyenne de province. Le problème : impossible de terminer une chanson. À l’issue d’une séance houleuse avec leurs producteurs, ils sont au pied du mur : ils ont 24h pour sortir une chanson digne de ce nom. Leurs vieux démons, la peur de l’échec, la procrastination, les potes envahissants, les problèmes de couple, etc. viendront se mettre en travers de leur chemin.

Le premier film du rappeur français Orelsan (Peur de rien,Bloqués) & de  Christophe Offenstein (En Solitaire,oh my god!), « Comment c’est loin », est une proposition de cinéma intimiste audacieuse, et qui explore l’ennui avec une profondeur d’idées et de sentiments. Orel et Gringe approchent de la trentaine. Le premier est réceptionniste dans un hôtel, le second multiplie les occasions de tromper sa petite amie. Les deux sont rappeurs qui souhaitent vivre de leurs  musiques.Hébergés depuis 5 ans dans un studio d’enregistrement, après avoir été remarqués par Skread et Ablaye, Orel et Gringe n’ont jamais terminé un morceau. Ils auront un ultimatum, 24 heures pour écrire un nouveau morceau…Avoir un ou plusieurs rêves c’est peut-être trop lourd à réaliser pour un être humain trop souvent flegmatique. Dans le film les deux rappeurs ont fait jouer la carte de la médiocrité. Carte de jeu qu’ils exploitent déjà depuis quelques années et qui marche encore notamment grâce à la série de Kyan Khojandi et Bruno Muschio (Bloqués). Mais surtout grâce à des textes explicitent. La morale du film serait-elle qu’il ne faut absolument pas passer à côté de ses envies et de ses rêves ? On vit de petites histoires en laissant passer l’essentiel, alors que  notre grande histoire nous mène de la naissance à la mort.Le film est à l’image de l’univers d’Orelsan dans le sens où tous les codes de la société sont critiqués comme par exemple le racisme du patron de l’hôtel envers Bouteille, le travail qui nous rend comme une fonction  « photocopie »…

146190

Le film démontre une jeunesse éduquée qui souhaite dénoncer à travers des images et des sons les idées que la société créée. Comme Orelsan et Gringe on attend tous le bus de notre vie. La jeunesse représente un dégoût de la société et c’est bien vrai. Un jour peut-être faudra-t-il donner sa chance aux jeunes qui essayent de sortir du lot de cette médiocrité. Tourner en rond dans une pièce ou un appartement fermé comme les « Casseurs Flowters » c’est un peu foncer dans le mur de la vie. C’est une œuvre d’adolescents attardés. Mais c’est un film qui capte le message d’espoir envoyé par nos protagonistes. « Comment c’est loin » a énormément de qualités ; notamment une  mise en scène intelligente qui réussit à transmettre au spectateur toutes sortes d’émotions (les blagues et dialogues sont battis sur un décalage de rythme). Pour un premier long-métrage, Orelsan, a pour assistant un chef opérateur de clips et de films. Christophe Offenstein a réalisé le clip de promo du film « A l’heure où je me couche ».Le film se passe sur deux jours, a contrario d’une narration ennuyeuse, il reste captivant. Le film emploie beaucoup d’éléments biographiques sur la vie d’Orelsan (la ville de Caen par exemple), bien que la référence à soi-même puisse parfois être très mal interprétée par le public.

546036

La bande originale du film composée par Skread est l’une des clefs du film. Les journalistes parlent de comédie musicale, Orelsan lui reste humble et honnête et parle de comédie semi-musicale. Skread a su bien cerner l’univers du film et trouver les tonalités justes pour répondre aux deux personnages. L’humour est partie prenante du film. Orelsan a su trouver les mots justes et une sonorité  profonde, parfois drôle, le tout  pour que le  spectateur est une grande réflexion.Les acteurs sont touchants sincères et profonds et le point fort c’est que tous sont amateurs (excepté le fan, joué par l’humoriste Redouane Harjane).La mise en scène est assez classique en soi avec des gros plans, travellings etc… mais justement cela colle parfaitement avec le thème de l’ennui. Le réalisateur, avec son histoire, gagne le pari de faire un excellent film. « Comment c’est loin » est donc un film sympathique qui ne laisse en aucun cas indifférent.

ORELSAN & GRINGE dans Comment c'est Loin - Bande Annonce

OPUS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

$http://www.canalblog.com/cf/my/?nav=blog.content&bid=1345206$> $http://www.canalblog.com/cf/my/?nav=blog.comment&bid=1345206$> $http://www.canalblog.com/cf/my/?nav=blog.category&bid=1345206$>

Paperblog